LES EXPLOITATIONS AGRICOLES DE BRASSY

Vache de race charolaise
Vache de race charolaise

Propos recueillis auprès de Didier GRILLOT, ancien exploitant à Brizon.

 Le Morvan, terre d’élevage et de cultures vivrières, s’est développé dans les années 1948-1950 grâce au plan d’aide économique à l’Europe lancé à l’initiative du Général Marshall.

La commune comptait dans ces années une centaine de paysans qui exploitaient une moyenne de 10 ha chacun. Puis se sont succédé les années de révolution agricole, avec la modernisation des techniques de mécanisation du matériel (tracteurs), l’incitation gouvernementale à la mise en place de cultures et d’élevage intensifs pour répondre aux attentes du marché commun…

Aujourd’hui, l’exploitation bovine en France est diversifiée en termes de types de production (allaitant, laitier, mixte) selon les régions, en fonction principalement des surfaces fourragères.

Sur la commune de Brassy, l’élevage de race à viande charolaise est une tradition de longue date (comme dans toutes les régions du bassin allaitant français), qui contribue non seulement à la production de viande, mais également à la valorisation du territoire. En effet, cet élevage traditionnel  permet d’entretenir les prairies permanentes du Morvan et participe à un régulateur écologique et de biodiversité dans le maintien des paysages.

L’ensemble des exploitants sur la commune sont des éleveurs de vaches allaitantes, appelés encore des « Naisseurs ». En effet, la trop faible  production de céréales sur le territoire et le manque de débouchés rendent difficiles l’activité d’« Engraisseurs ». La production de vaches est essentiellement de race CHAROLAISE, avec un peu de race LIMOUSINE.

Les veaux naissent l’hiver, de décembre à avril, sont élevés sous la mère, et mis au pré jusqu’au 1er novembre environ. Les veaux mâles (Broutards), âgés de 8/9 mois sont vendus à 90% en Italie pour être engraissés dans la vallée du Pô, jusque vers 14/15 mois. Une partie de ces veaux engraissés seront commercialisés en France sous l’appellation « Jeunes bovins viande européenne ». Pour les veaux femelles, une grande partie est gardée pour la reproduction ; les autres sont vendus à d’autres exploitations d’engraisseurs.

La nourriture essentielle des animaux est constituée de foin et de céréales cultivées en autoconsommation (avoine – orge – triticale (hybride de blé et seigle). Pendant la période d’hivernage, de novembre à fin avril, la ration de base est composée de foin provenant de nos prairies permanentes. L’été, les animaux, au pré, se nourrissent exclusivement d’herbe.

La commune compte une dizaine d’exploitations familiales, de 80 à 100 ha en moyenne, ce  qui représente environ 800 à 1000 vaches sur le territoire communal.

L’exploitation bovine est le 1er facteur économique de la commune… On peut dire que les Agriculteurs ont un rôle majeur dans l’aménagement du territoire  et essentiel dans l’économie locale.